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Le Très Grand Centre de calcul du CEA

Une infrastructure pour le calcul scientifique de très haute performance

La France est candidate pour accueillir un des premiers supercalculateurs européens prévus par le projet européen Prace (Partnership for advanced computing in Europe). Prace prépare le déploiement en Europe d’une infrastructure de calcul intensif de tout premier rang au niveau mondial, stratégique pour la recherche et l’industrie européennes, d’une puissance supérieure au pétaflops . Genci (Grand Equipement National de Calcul Intensif), par délégation du ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, représente la France dans cette initiative.

Pour permettre cette candidature, Genci, le CEA et ses partenaires ont proposé la réalisation des infrastructures nécessaires : le Très Grand Centre de calcul du CEA (TGCC). L’Europe estime en effet que l’accueil du supercalculateur doit être financé par le pays « candidat ». Un tel site implique, dans sa région et dans son pays d’implantation, plusieurs centaines d’emplois de haut niveau et des milliers d’emplois indirects.

En plus du futur supercalculateur européen, le TGCC hébergera les futures machines nationales financées par Genci, le CEA et ses partenaires, dont fait partie la prochaine génération du CCRT, le Centre de Calcul Recherche et Technologie du CEA.

Le site d’implantation du TGCC

Le CEA et le CNRS ont proposé à Genci d’implanter la future machine européenne en France à Bruyères-le-Châtel au sein du TGCC.

Le site est situé à Bruyères-le-Châtel, près d’Arpajon (37 km au sud de Paris, 29 km de l’aéroport d’Orly et 20 km du plateau de Saclay), proche du CEA DAM – Ile de France et dans la zone de R&D du Pôle mondial de compétitivité SYSTEMATIC Paris-Région.

Ce site « Technopole TERATEC », appelé à devenir un centre de référence mondial dans le domaine du calcul intensif et de la simulation haute performance, dispose d’un centre de conférences et de formations ainsi que du campus TERATEC destiné à accueillir des entreprises et des laboratoires.



Vue de l’amphithéâtre (vue d’artiste) du futur TGCC, exemple (photo) de baies de calculateur, vue d’artiste du futur TGCC. Crédits photo : CEA/P. Stroppa®

L’infrastructure

L’infrastructure du TGCC dispose :

d’une installation électrique et de servitudes machines pour un supercalculateur d’une puissance de calcul de 1,5 pétaflops a minima ;
d’une zone informatique d’environ 6 500 m2, dont 2 500 m2 de salles informatiques ;
d’un nœud Renater de l’ordre de 10 Gbit/s, réseau très haut débit de télécommunications pour les utilisateurs du supercalculateur ;
d’un « espace conférence » prévu dans le même bâtiment, à côté de la zone informatique, avec un amphithéâtre de 200 places et un lieu d’échanges pour la recherche d’environ 2 100 m2.

Les bâtiments sont financés par le CEA et inscrits au Contrat de projet état-région (CPER) 2007-2013, avec le soutien financier du Conseil général de l’Essonne.

Inauguration du TGCC le 25 octobre 2010

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a inauguré, le 25 octobre 2010, le bâtiment du Très grand centre de calcul (TGCC) du CEA. Installée dans l’Essonne sur le site de Bruyères-le Châtel, cette infrastructure exceptionnelle de 6500m2 est dédiée à l’accueil de grands supercalculateurs.

Cette nouvelle infrastructure a été conçue pour:

  • accueillir des systèmes informatiques dédiés au calcul haute performance,
  • offrir un espace de communication permettant d’accueillir de grands évènements scientifiques (conférence, séminaires, …),
  • proposer un bâtiment modulaire et flexible dimensionné pour accueillir les futures évolutions de machines.

Les infrastructures ont été étudiées dans l’optique d’optimiser les coûts de fonctionnement, en particulier la consommation électrique.

Le TGCC a été retenu pour accueillir la machine pétaflopique acquise par Genci (Grand équipement national de calcul intensif) dans le cadre du partenariat européen Prace (Partenariat for Advanced Computing in Europe). Ce supercalculateur, qui sera opérationnel fin 2011, sera capable d’exécuter plus d’un million de milliards d’opérations par seconde. L'installation de ce supercalculateur est prévue en deux phases.

  • La première concerne la mise en service tout début 2011 d'une machine de 360 nœuds (soit environ 100 Tflops) - CURIE - actuellement en cours d'installation.
  • La deuxième phase, prévue fin 2011, correspondra à une configuration d’une puissance de calcul crête d’environ 1,5 Pflops.

CURIE est la première machine française ouverte aux scientifiques européens.

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